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Dimanche 3 février 2008

L'autre jour, un médecin m'a dit :

- "Je ne vois rien à la radio, vous n'avez rien"

Bien sûr ! Et depuis quand la douleur se voit-elle à la radio ?

C'est assez curieux de constater comme, par chez nous, il est nécessaire de voir pour croire. Ou d'être visible pour exister. Il faut reconnaître qu'en médecine, les progrès de l'imagerie médicale ont été spectaculaires ces dernières années. Depuis la déjà antique radio par rayon X, les moyens ont évolués. Le scanner, l'IRM (imagerie par résonnance magnétique), l'endoscopie, l'échographie et j'en oublie sûrement, ont révolutionné la pratique médicale et les capacités d'investigation.

Pour autant, je suis frappé de constater que certains médecins peuvent "voir" et parfois réparer des choses incroyables sans matériel autre que leurs mains.

Un jour, un rhumatologue m'a dit que j'avais subi une rupture du ligament sus-épineux et m'ordonne force radios. Bizarrement, la "rupture" en question avait été corrigé en une ou deux séances d'ostéopathie. Alors aux oubliettes les radios !

Un autre ostéopathe m'a fait remarquer un jour : vous avez été vacciné contre l'hépatite B, car je sens que votre foie est remonté par rapport à sa place normale.

Mais l'anecdote la plus incroyable, c'est ce médecin qui, après une séance de "toucher", déclare à une amie toulousaine qu'il a pu repérer (et réparer) le traumatisme laissé par l'explosion d'AZF du 21 Septembre 2001, bien qu'il ne s'expliquât point pourquoi ce traumatisme était survenu chez elle le 26 Septembre et non le 21. Mon amie lui a répondu que le 21, elle était en vacances en Tunisie, et que le 26, c'est le jour où elle était revenue à Toulouse !

Finalement, tous nos moyens modernes d'investigation et d'imagerie ne nous aveuglent-ils pas ?
Par Paul Jaillard - Publié dans : Anecdotes
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Samedi 26 janvier 2008

L'autre jour, j'ai visité le Marché d'Intérêt National de Rungis. Un endroit singulier par sa démesure. Nous étions pilotés par un acheteur de fruits et légumes chinois, qui nous donnait des indications sur le fonctionnement du marché, ses dimensions, les volumes échangés...

Arrivé dans son fief, aux Fruits et Légumes, il entreprend de nous initier à l'achat de fruits de bonne qualité. Par exemple pour une orange, elle sera juteuse si elle vous semble lourde. Car le cerveau analyse en fait plus la densité que le poids : un kilo de plumes vous semblera plus léger qu'un kilo de plomb. Si elle paraît lourde, l'orange est dense, donc juteuse.

Il nous parle ensuite des défauts d'aspects, tâches brunes ou autres, et là-dessus, il fait un petit commentaire :

- Vous, les occidentaux, vous mangez beau, vous achetez de beaux fruits. En Orient, nous préférons les bons fruits.

En Occident, les fruits doivent être ronds, réguliers, sans tâches, bien colorés, fermes... Leurs qualités gustatives ou olfactives viennent, de loin, au second plan.

C'est vrai : chez nous, les bananes doivent être jaunes, et pas piquetées de brun -signe de matûrité !-, les fruits tâchés sont invendables, le beurre trop clair est coloré pour soutenir sa couleur jaune, les rosiers à fleurs doubles ont remplacé les rosiers parfumés...

Pourtant, Saint-Exupéry n'avait-il pas dit en son temps que l'essentiel est invisible pour les yeux ?

Par Paul Jaillard - Publié dans : Anecdotes
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Jeudi 17 janvier 2008

L'autre jour je prenais le métro. Bon d'accord, ce n'est pas très glamour, mais ce n'est pas la question. En passant aux tourniquets je sors mon badge Navigo Intégrale, comme de plus en plus de parisiens. Je badge, le portillon s'ouvre. Bon, oui, et alors ?

Et alors, ami lecteur, entre le moment où j'ai badgé et celui où le portillon s'est ouvert, des informations ont été échangées entre le portillon et le centre serveur de la RATP. Dialogue entre le portillon et le serveur :

Portilon : Ici le portillon de Montparnasse, au sous-sol. Il y a un certain Paul Jaillard qui demande à passer

Serveur : Ici le serveur de contrôle, ne bouge pas, je cherche...
Oui je vois qui c'est, il habite vers Rambouillet, il a une carte Intégrale 6 zones, et il est donc bien dans sa zone de passage...
Il a déjà badgé il y a 45 minutes à la station Pyramides. Oui, c'est correct comme temps de trajet, il a dû traîner un peu dans les boutiques du métro, mais ca va...
Tu peux le laisser passer

Portillon : Je lui ouvre !

Serveur : C'est noté ! Mais s'il essaye de repasser dans moins de 5 minutes, c'est qu'il passe son badge à un copain, faudra bloquer ! Terminé !

Le rêve d'un état policier : pouvoir suivre à la trace les déplacements de toute une population. Et toi, ami lecteur et utilisateur comme moi du passe Navigo, à quoi rêves-tu quand tu badges ? 

Par Paul Jaillard - Publié dans : Technologie
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Samedi 12 janvier 2008

L'autre jour, j'ai pris des antibiotiques. Il y avait plusieurs années que cela ne m'était pas arrivé, parce que comme chacun le sait maintenant, les antibiotiques, c'est pas automatique.

C'était Samedi soir, j'avais passé la semaine à jardiner dans le froid (relatif) de ce début janvier, et la gorge me brûlait terriblement. Le Mardi suivant, j'avais un entretien important que je ne voulais ni rater, ni reporter. J'ouvre ma pharmacie, et je tombe sur 2 boîtes de Clamoxyl qu'un médecin du travail m'avait prescrits pour des cas d'urgence lors de déplacements. J'hésite, je réfléchis, je contrôle la posologie, mais je ne fais rien...

La nuit se passe mal, la douleur empirant, et je passe en revue tous les dictons qui me poussent à l'action :

  • abondance de bien ne nuit pas
  • deux précautions valent mieux qu'une
  • le principe de précaution : mieux vaut prendre un médicament inutile que de risquer d'être malade le jour J

de telle sorte que je finis par me décider à 2 heures du matin à prendre ma première gellule. Je continue le Dimanche...

C'est à la troisième, en début d'après-midi le Dimanche, que j'ai compris que j'avais fait une grossière erreur : mes doigts se mettent à rougeoyer. Le Clamoxyl est un antibiotique de la famille des pénicillines, à laquelle j'avais fait, il y a vingt ans, une première allergie. Oubli fatal.

J'inverse alors la vapeur, supprimant bien sûr le Clamoxyl, de toute façon parfaitement inutile comme mon médecin me le confirmera, et je passe aux anti-histaminiques et à la cortisone. Plusieurs jours après, l'éruption continue, mes mains sont maintenant marquées de traces violacées du plus bel effet, et je ne parle que des mains...

Et je me fais la liste des maximes que je n'avais pas listés cette nuit de Samedi :

  • le mieux est l'ennemi du bien
  • les antibiotiques, c'est pas automatique (un slogan ça, pas un dicton !)
  • patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage

Ha ! j'allais oublier le principe de précaution ! mieux vaut ne pas prendre un médicament dont on n'est pas sûr d'avoir besoin !

Finalement, ce principe de précaution, il est assez sympa, parce qu'on peut lui faire dire ce qu'on veut !

Par Paul Jaillard - Publié dans : Anecdotes
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Mercredi 2 janvier 2008
L'autre jour, très exactement le 1er Janvier, les lieux publics sont devenus non-fumeurs.

Personnellement, je m'en réjouis, car je suis un non-fumeur invétéré, et il y a bien longtemps que la fumée des autres me gêne. Elle me gêne pendant qu'ils fument, car elle me fait mal aux yeux et me donne mal à la tête. Elle me gêne après, en raison de l'odeur laissée sur les vêtements : une seule cigarette suffit à empuantir mes vêtements et mes cheveux. Les cafés que j'avais totalement déserté en raison de l'épaisse fumée qui y régnait vont enfin devenir vivables. Je gage que cafés et restaurants vont perdre quelques clients mais en regagner beaucoup d'autres. L'avenir le dira.

L'amusant de l'affaire, c'est que les cafés et restaurants vont maintenant installer en nombre des appareils chauffants pour leurs terrasses de plein-air. Pas facile de chauffer une terrasse, savez-vous. Dame, avec tous ces courants d'air ! Ils vont donc chauffer l'air ambiant, et ainsi contribuer à leur manière au réchauffement climatique.

Mais ce qui est vraiment drôle, c'est que dans le même temps, on déploie des efforts de plus en plus importants pour isoler les maisons et tous les locaux d'habitation, les normes deviennent de plus en plus sévères, on signe des protocoles... Tiens, coïncidence : c'est justement le premier Janvier que l'éco-taxe entre en vigueur pour les voitures polluantes. Quelqu'un serait-il en mesure de chiffrer le gain en CO2 de l'éco-taxe, et le coût en CO2 de l'interdiction de fumer dans les lieux publics ?

Par Paul Jaillard - Publié dans : Actualité
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